Envie

Fruits

Une envie de percevoir les aliments pour ce qu’ils sont : être en mesure de découvrir leurs richesses gustatives, leurs saveurs, leurs odeurs.

L’aliment offre selon son histoire, son mode de culture, son origine un potentiel gustatif, aromatique et nutritif. Son intensité de perception par l’être humain sera le résultat de l’écoute sensitive de ce dernier.

Est-il en mesure de ressentir l’amertume du chocolat, ou n’est-il sensible qu’à sa saveur sucrée ?

Approfondir le goût  nécessite d’explorer le potentiel de l’humain et de l’aliment.

Images legumes Parler du goût d’une pomme, c’est percevoir, analyser son aspect, sa couleur, sa peau, son odeur, sa richesse gustative et ensuite avoir des mots pour exprimer son ressenti.
Le goût est donc étroitement lié à la qualité organoleptique et nutritionnelle.
Nous sollicitons aussi la vue, l’odorat, l’ouie, le toucher. Tous nos sens, s’ils ne sont pas atrophiés, sont au service de notre perception gustative. Le goût peut se perdre ou se pervertir.

Les dangers de l’uniformisation du goût, viennent d’une alimentation insipide, résultats d’une agriculture intensive qui privilégie la quantité au détriment de la qualité.

Une alimentation qui ne tient pas compte des saisons et de la richesse de leurs produits.
Les aliments sont de plus en plus sucrés, salés.
Cela leur donne une saveur primaire commune, ennuyeuse et déformée, véritable catastrophe culturelle, sociale et personnelle pour la génération à venir, avec plus de diabète, d'obésité, d'allergie.


Au contraire, si le goût est synonyme d’hétérogénéité de recherche, de découverte, de plaisir et de convivialité, à partir d’aliments variés, simples, de qualité et rythmés par les saisons, il nous laisse percevoir l'ensemble des saveurs dont les principales : le sucré, le salé, l’acide, l’amer et le fade. C’est alors qu’un très beau voyage s’ouvre à nous …
  Pyramide des saveurs
- Le sucré : première saveur connue, rassurante, elle est appréciée pour sa douceur. Elle est à dépasser pour grandir.
- Le salé : son rôle est de mettre en valeur les autres goûts.
- L’acide : éveille et rafraîchit, souvent opposé au sucré, on retrouve cette saveur dans l’oseille, le citron.
- L’amer : saveur méconnue et jugée négative. Son appréciation nécessite une ouverture.
- Le fade : peu mise en valeur en occident, elle nécessite un seuil de perception particulièrement bas.


Le goût doit se travailler, nous devons faire fonctionner nos sens quotidiennement pour ne pas perdre une partie de leur pouvoir.
Réveiller nos papilles, c’est faire face à la néophobie (peur du nouveau) alimentaire et nous permettre une alimentation de qualité axée sur la santé, le plaisir et la convivialité.